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Mardi 15 janvier 2013 2 15 /01 /Jan /2013 03:00

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Mae Hong Son porte bien son nom de ville des trois brumes. Tôt, le matin on ne distingue même que ça. Ce n'est alors pas d'autre bonheur que de commencer la journée avec une tasse de thé récolté dans les hauteurs, à Mae Aw, précisément, si proche (44 km) mais aussi distante de par sa culture et sa population, on le verra, qu'une autre planète.

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Une fois la brume dissipée nous avons sous les yeux une grosse bourgade relativement reculée et prisée des touristes qui y trouvent une bonne base de départ pour se lancer dans des treks d'un ou plusieurs jours.

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C'est que ce chef lieu de la province du même nom à l'atmosphère très détendue ne manque pas d'intérêt, entre ses vallées verdoyantes, ses grottes, ses cascades, ses sources d'eau chaude, ses deux parcs nationaux forestiers et ses montagnes boisées parsemées de tribues montagnardes (Hmong, Karen, Lawa) dont certains de ses locataires descendent vendre le produit de leur cultures au marché. Ce lac, justement, dans lequel se baignent à l'occasion des éléphants, à force de l'avoir sous les yeux on l'aurait presque oublié. Il n'est pas bien grand mais fait son petit effet avec son temple aux stupas dorés qui s'élancent dans le ciel avec la meilleure volonté du monde et ces communautés montagnardes descendant des environs en début de soirée pour installer sur la promenade leurs étals de nourritures et d'artisanat qui est un joli spectacle plein d''odeurs et de couleurs.

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Ils avisent leur emplacement, immobilisent le chariot, font chauffer le grill, jettent au bord de l'eau des nattes, dressent de petites tables en bois et tout ce que nous avons à faire c'est de retirer nos chaussures, nous asseoir et croiser les jambes pour nous régaler pourquoi pas de poisson d'eau douce grillé parfumé au gingembre, d'une salade de papaye et de riz gluant. Exactement comme au Laos.

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Le lendemain, c'est une autre affaire que de se lancer dans une longue marche de 17 km en compagnie d'un guide et de son chien.

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Aucune envie de traverser les villages de réfugiés padaung dont les femmes aux longs cous sont devenues une véritable attraction touristique au même titre que les grottes ou les cascades dont je me passe également très bien.

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Encore moins tenté par la visite des villages karen aux allures folkloriques. Plutôt court-circuiter les agences de tourisme égrainées autour du lac et se faire déposer à quelques kilomètres de là, dans un hameau couché au bord d'une rivière, la traverser sur une barque malingre taillée dans un tronc et marcher tout droit une petite demi heure pour atteindre après quelques rizières et une fraction de jungle la maison d'un agriculteur qui renseignements pris est disposé à m'emmener marcher, c'est à dire entreprendre une grande boucle entre rizières, jungle et forêt.

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L'homme, un shan, qui ne parle pas le moindre mot d'anglais (et c'est tant mieux) aime et connaît sur ses doigts sa montagne qui est un peu son jardin privé.

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L'absence presque éloquente d'informations qu'il pourrait fournir est compensée par son attention à la nature, à chacun de ses bruissements, au respect et l'intérêt qu'il lui porte.

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Laquelle n'est pas oubliée et même honorée lorsque vient le moment de s’asseoir sur une souche pour partager notre maigre repas.

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Geste délicat et touchant à la fois qui le voit prélever un peu de notre repas pour le déposer sur une feuille qu'il s'en va suspendre entre plusieurs branches entrelacées en guise d’offrandes aux dieux de la forêt.

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Par Foodinandout - Publié dans : Thaïlande
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Lundi 14 janvier 2013 1 14 /01 /Jan /2013 02:00

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Il faut endurer encore une fois beaucoup de virages mais aussi savourer à travers les vitres de l'autocar quantité de panoramas frôlant le sublime avant de pénétrer dans Khum Yuam, cette bourgade bien sage échouée sur la route exactement entre Mae Sariang et Mae Hong Son. La ville du milieu, du temps mort qui donne l'occasion de soulager son mal de crane naissant après tant d'ondulations et de tournants parfois dommageables au grès de ces montagnes qu'on n'en finit plus de grimper à plein régime, c'est à dire dépassant à peine les 30 Km/h.

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Sous une avalanche de plaintes à vous déchirer les tympans et de hoquets à répétition, l'autocar qui a fait son temps masque à peine les efforts qu'il lui coûte d'aller puiser au plus profond de ses entrailles de métal et de graisse pour gagner chaque précieux kilomètre. Le passager, lui, a tout son temps, qui apprécie comme le paysage s'annonce à lui en d'imperceptibles frémissements, avec une lenteur quasi méditative.

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C'est que le Temps, ici, ne se déguste pas avec un appétit féroce mais s'apprécie à petites bouchées. Aussi, Khum Yuam ne fait pas partie de ces lieux d'intérêt figurant en bonne place sur les guides et dont le nom est imprimé en gras sur les cartes.

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Certains nostalgiques de la seconde guerre mondiale ne lui trouve d' intérêt - et c'est trop peu - que son musée, témoin de l'occupation japonaise, qui expose entre autres reliques des carcasses de camions militaires, des armes et des effets personnels. En effet, on se rappelle que les vastes paysages du nord de la Thaïlande furent durant la seconde guerre mondiale le théâtre d'opérations militaires d'envergure qui opposèrent de 1942 à 1945 les britanniques et les japonais auxquels s'étaient joints les Thaïlandais, les japonais s'étant donné comme objectif de chasser les anglais de l'Empire en envahissant la Birmanie toute proche, celui des Thaïlandais visant à récupérer des provinces annexées par les anglais à leur colonie de Birmanie. Ce théâtre des opérations méconnu en Europe fut l'un des plus épouvantables des hostilités, étant donné le climat tropical, le relief et le peu d'infrastructures de la région. Le 25 janvier 1942, la Thaïlande déclare la guerre au Royaume-Uni et aux États-Unis, l'armée thaïlandaise franchit la frontière birmane le 10 mai 1941 au niveau des états Shan et prend la ville chinoise de Kengtung en bousculant les troupes chinoises jusqu'au Yunnan. Les opérations militaires vont durer jusqu'en 1945, date à laquelle les japonais sont vaincus et chassés de Birmanie.

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Si la visite peut s'avérer dispensable, il est en revanche plus que conseillé de remonter la rue principale pour s'arrêter au petit bonheur dans une gargote où c'est chaque fois l'impression touchante de partager un peu du quotidien des habitants, cette salle à manger leur servant également salon. C'est qu'ici, la quasi absence de touristes rend le moindre échange sincère et désintéressé.

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Dans cette rue mais aussi à proximité du marché, on croise de nombreux Hmong et Karen descendus des collines vendre leurs récoltes de fruits, de légumes et de plantes aromatiques.

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Mais c'est surtout au mois de novembre qu'il faudra revenir pour assister au Bua Tong Sunflower Festival, période heureuse durant laquelle les champs aujourd'hui grillés par le soleil revêtent un somptueux manteau jaune composé de dizaine de milliers de tournesols dont la présence plutôt singulière en cette région du monde s’explique par le fait que cette fleur, originaire d'Amérique centrale, fut importée en Thaïlande au milieu du 19ème siècle où elle fut plantée par des missionnaires.

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En attendant, on entendrait presque la paille crépiter au soleil, ci ce n'était quelques paysans faisant pousser sur leurs parcelles situées près d'un cour d'eau des légumes, assurant la maintenance des canaux d'irrigation quand certains, encore plus intrépides, préfèrent encore prendre de l'altitude et grimper au sommet d'un cocotier histoire de le soulager de ses mauvaises noix et de ses branches mortes.

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Par Foodinandout - Publié dans : Thaïlande
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Dimanche 13 janvier 2013 7 13 /01 /Jan /2013 02:00

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Il arrive qu'on trouve comme ça, surgissant de nulle part, un coin enchanteur, un paradis en miniature avec ses cultures en terrasse, sa végétation hirsute et son indispensable cours d'eau qui fait comme une virgule au milieu d'une phrase. La région ne manque pas de ces panoramas qui se donnent souvent à nous après qu'on ait forcé un morceau de forêt dense et inhospitalier comme posé là pour nous dissuader d'aller plus loin. Aussi, pour qui sait prendre son élan et plonger de l'autre côté du miroir, de tels trésors ne manquent pas dans cette région. En cherchant bien on en compte autant que de grains de riz dans un épi.

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Ce genre d'endroit, c'est presque douloureux de s'en arracher. Une fois relevé non sans courbatures de cette grosse pierre noire qui nous servait de matelas et réhydraté à l'eau de la rivière, on ne résiste pas à l'appel de la route, comme à celui du ventre.

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On repassera par Mae Sariang avant de gagner d'autres aventures et c'est justement à l'entrée de la ville, sur la route venant de Chiang Mai que se trouve une grande maison en bois caractéristique de la région où l'on s'adonne aux grillades dans un épais nuage de fumée qu'on dirait craché sans relâche de la gueule d'un dragon.

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Un succulent repas dans la plus pure veine rurale du nord qu'à Bangkok on aurait tendance à tourner en dérision, voir à moquer. De la saucisse thaï à peine pimentée, du poisson cuit à l'étouffée dans une feuille de bananier avec des herbes et des épices, de la couenne de porc frite, du riz gluant et des légumes. Le luxe.

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C'est probablement le type de repas à partager qu'apprécierait ce paysan qui bêche, le visage mangé par l'ombre de son grand chapeau de paille (son champ est beau, son geste également et on le lui fait savoir.)

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Probable aussi que cette famille d’agriculteurs vivant au sommet d'une petite colline dans une maison sur pilotis au milieu de la volaille ne serait pas également mécontente de partager avec moi un tel repas.

 

AB 7En attendant que cela se fasse un jour, ils m'offrent une noix d'arec et l'une de ces feuilles vertes à mâcher au goût naturellement fruité qu'on ramasse à dans les environs.

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De la marche, toujours, en forêt, dans ce désert que sont les rizières brûlées par le soleil. Et des chemins toujours à prendre, des rencontres toujours à faire.

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Par Foodinandout - Publié dans : Thaïlande
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Samedi 12 janvier 2013 6 12 /01 /Jan /2013 02:00

Mae 1Mae Sariang n'a pas vraiment la faveur des touristes, et c'est tant mieux. Fraîchement débarqué de Chiang Mai après quatre heures de route et un bon millier de virages, on devrait bien croiser en quelque endroit de ce gros village qui semble plongé dans ses rêves et où la vie s'écoule le plus tranquillement du monde, un office de tourisme qui s'avère en réalité introuvable, à croire que devant le peu d'affluence on aura jugé utile de s'en passer.

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S'il est des personnes qui connaissent la ville comme leur poche c'est bien les moines de ce temple qui ce jour là se sont retroussés les manches pour remplacer quelques tuiles et renouveler les descentes de gouttières.

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Aussi bien qu' un guide, voir mieux puisqu'ils accompagnent leurs propos de gestes qui tracent comme des dessins dans le ciel, ils nous racontent entre autres choses très éclairantes que située à moins de 50 km de la frontière Birmane, Mae Sariang est un bel exemple de brassage culturel puisque la ville et ses environs regroupent une grande majorité de shan dont l'influence est très visible en ville à travers son architecture comme ses vieilles maisons en bois, sa cuisine, les tenues traditionelles des femmes; quand les collines et les montagnes abritent une belle variété de minorités ethniques comme les Lawa, les Karen et les Hmong. Et un bon restaurant? ''Demande à Bouddha !''

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Renseignements pris, il n'y a pas long à marcher jusqu'à cette adresse où l'on fait la cuisine comme à la maison, d'ailleurs c'en est une et c'est là tout le charme de ce lieu atypique où dans des grandes casseroles en fer argenté cogitent cinq ou six plats à base de poulet ou de bœuf à accompagner de riz, à moins qu'on se laisse tenter par un kao soy. Bonne pioche, ce poulet au curry sans prétention s'avère d'autant plus excellent que la compagnie des deux femmes tenant le lieu est euphorisante.

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Marcher, rêver, chanter, la vallée de Mae Sariang offre un choix infini de ballades pour qui ne souhaite pas forcément crapahuter dans la montagne et aller se fendre d'une visite aux tribus minoritaires. Il suffit par exemple d'enfourcher sa bicyclette, traverser le pont qui enjambe la Nam Yuam et prendre la première à droite où commencent déjà les champs au milieu desquels on aperçoit de temps à autre un petit point sombre se mouvant de manière presque inperceptible qui est un paysan travaillant paisiblement sur sa parcelle de riz.

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Ailleurs, c'est une femme qui empile le foin destiné à nourrir les bêtes sous l'œil bienveillant de sa mère, occupée à nettoyer les grandes quantités d'ail qu'elle vient tout juste d'arracher à la terre.

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Ici, c'est une petite éxploitation. Des arbres fruitiers à perte de vue, dans le ciel tranches de bananes à sécher.

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On s'élance à nouveau sur la petite reine et l'on croise les buffles rentrant de leur bain quotidien dans la rivière et il n'y a qu'à dépasser la ferme, s'enfoncer un peu plus dans la forêt pour croiser une multitude de petites exploitations agricoles qui sont toujours l'occasion de faire de belles rencontres et d'en apprendre autant sur les produits que sur les gens.

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Dernière scène, ce vieil homme qui a attendu comme il se doit que le jour commence de tomber pour arroser son champ.

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Par Foodinandout - Publié dans : Thaïlande
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Vendredi 11 janvier 2013 5 11 /01 /Jan /2013 02:00

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En route une nouvelle fois pour l’extrême nord du pays, Chiang Mai se dresse inévitablement sur votre route, que vous arriviez du sud en voiture, en chemin de fer ou par les airs; que vous l'adoriez, qu'elle vous indiffère ou vous insupporte. Une fois gagné le nord, tous les chemins mènent à Chiang Mai. C'est à prendre ou à laisser.

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La fête des fleurs à laquelle j'assistais deux années de suite avait fourni une bonne excuse pour me dispenser de visiter deux des lieux les plus réputés de la ville. Session de rattrapage avec la visite du Wat Pha Singh, bâti dans le plus pur style lanna, caractéristique de l'architecture du nord. On y vient principalement rendre hommage au bouddha lion que dans l'enceinte dans la ville on vénère tout particulièrement.

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Encore plus agréable est de se promener dans ces allées ombragées qui abritent une enfilade de maisonnettes sombres et sommaires, aux petites terrasses souvent encombrées de linge orange entrain de sécher, d'objets hétéroclites, de fleurs et de bonsaï. C'est ici-même dans ces habitations très chiches que les moines ont élu domicile.

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Je n'en finis plus de rattraper mon retard avec la découverte du Wat Chedi Luang, autre lieu incontournable de Chiang Mai qui ne laisse pas indifférent avec son chedi édifié en 1441 et en partie détérioré par un tremblement de terre au 16ème siècle à moins qu'il n'ait fait les frais de la canonnade commandée par le roi Taksin en 1775 qui aurait employé les gros moyens pour reprendre la ville aux Birmans; sur la réalité des fait les avis restent encore partagés.

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S'il y a un plat typique du nord qui puise ses inspirations dans les cuisines shan et yunnanaise et sur lequel tout le monde est d'accord c'est bien le Kao Soy, soit de succulentes nouilles de blé fraîches jaunes plates mais aussi sèches, croustillantes et entortillées, baignant dans une sauce curry bien relevée, accompagnées de poulet et servies avec deux coupelles de dés d’échalote et de chou en saumure.

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Si on trouve sans difficulté cette spécialité dans le centre ville, il ne faut pas hésiter à s'en écarter pour aller chercher à proximité de la Nimmanhemin rd, dans un micro quartier où sont concentrés un grand nombre de restaurants jeunes et branchés, l'un de ses meilleurs représentant en la matière, Kao Soy Nimman, niché dans un cadre frais à la fois classique et moderne. On dégustera les nouilles à l'intérieur ou en terrasse, les pieds dans l'herbe et maintenant avertis, vous feindrez à peine la surprise lorsque vous noterez qu'un jus de citron pressé accompagne votre eau minérale. A croire qu'ici les joies ne se comptent pas.

 

Kao Soy Nimman

Nimmanhemin, soi 7

 

Par Foodinandout - Publié dans : Thaïlande
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