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Jeudi 10 janvier 2013 4 10 /01 /Jan /2013 02:00

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J'aime les bord du fleuve de la Chao Praya, surtout en fin de journée, lorsque la lumière est aussi belle que celle du matin. Autour du quartier de Talat Noi, on passe sans transition d'une église anglicane en excellent état à de splendides maisons traditionnelles, d'entrepôts désaffectés, héritage du temps ou des marchandises exotiques étaient déchargées sur les docks du port de Bangkok, à des palais néo classiques agonisant lentement au bord de l'eau; d'hôtels de luxe en écoles, de pensionnats en ruelles qui rappellent les hutong de Pékin, avec leur vie de quartier, leur ambiance de village.

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Flâner dans ce quartier qui se goûte à n'importe qu'elle heure du jour comme le spectacle y est changeant, toujours renouvelé, c'est un peu croquer dans un mille-feuilles.

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Bruyant, laborieux mais surtout impressionnants avec leurs montages de métaux, les ateliers d'usinage occupent une bonne partie du quartier, qui continuent sans relâche d'y injecter de la vie dont le sanctuaire chinois, l'un des plus vieux de Bangkok, le San Jao Sien Khong serait le cœur et le fleuve son poumon.

Ben 12De la vie à la mort il n'y a qu'un pas, comme me l'apprend une visite à la très médiatique et discutable Ruam Katanyu Foundation, laquelle s'appuyant sur ses rescue men - tous bénévoles et désireux d’engranger du mérite en vue de leur existence prochaine, qu'on appelle aussi bodysnachters ou les anges de la mort - s'est donnée pour mission de porter secours aux accidentés de la route.

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Commerce des morts qui peut intriguer voir faire grincer plus d'un de nos étroits esprits occidentaux, la capitale compte plusieurs de ces fondations rassemblant des milliers de membres, dont l’œuvre si elle louable parce qu'empêchant les âmes de ceux qui ont péri de mort violente d’errer éternellement et de venir asticoter les vivants, n'est pas entachée de scandales. En ligne de mire, la présence problématique dans ce qu'il faut bien appeler un juteux business, de la mafia thaïlandaise, sans oublier les intimidations et menaces verbales si ce n'est les fréquentes échauffourées qui tournent souvent en sanglants règlements de compte, entre membres de fondations rivales lesquelles patrouillant en camionnette dans les rues de la ville les oreilles suspendues aux fréquences des ambulances, des pompiers et des policiers, se livrent à une véritable compétition afin d'arriver les premiers sur les lieux et d'enlever au plus vite les accidentés, trépassés ou non, pour les rapatrier aux urgences, dans le meilleur des cas, court-circuitant ainsi le travail des hôpitaux, cela dit sérieusement dépassée par l'ampleur de la tâche et y trouvant finalement son compte.

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Aussi est-on moyennent étonné que la Ruam Katanyu Foundation ait élu domicile dans l'enceinte du temple de Hualamphong, ce jour là en fête.

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On l'est un peu plus lorsqu'on avise le bureau des donations pour les cercueils susceptibles d’accueillir les cadavres de la route fraîchement livrés par les équipes de rescue men, et c'est justement lorsque plus rien ne commence à nous surprendre qu'on tombe incrédule sur un distributeur de billets fiché au beau milieu de l'enceinte du temple.

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La belle leçon qui nous rappelle qu'ici mort et argent ne sont pas des sujets taboux. Sujet qu'on aura tout le loisir de méditer devant une soupe avalée sur un bout de trottoir face à un grand hôtel comme la ville en compte tant.

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Ruam Katanyu Foundation

Sur Rama IV road, près station MRT: Sam Yan

A proximité du Montien Hotel et dans le temple de Hualamphong

 

Par Foodinandout - Publié dans : Thaïlande
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Mercredi 9 janvier 2013 3 09 /01 /Jan /2013 02:00

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Le matin, après être allé prendre l'air au parc de Benjasiri, il n'est pas désagréable de grimper au sommet de l'Emporium, l'un des innombrables shopping mall que compte Bangkok, pour observer de beaucoup plus haut cet espace vert écrasé par les tours, brûlant sous sa chaleur et défiant la pollution. Avec ce recul qui donne souvent à voir les choses plus belles, plus surprenantes qu'elles ne le sont en réalité, le parc semblerait presque avoir été dessiné par une main d'enfant, hésitante et inspirée.

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Syndrome typiquement asiatique qui accouple sans complexe consommation et culture, faisant ici cohabiter sous le même toit de l'Emporium une multitude de boutiques dupliquées à l'envie dans chaque centre commercial de la capitale, l'inévitable complexe de cinéma, le dispensable Thaïland Creative and Design Center dont le livre d'or offre de jolies surprises et une splendide bibliothèque tout confort avec ses canapés, ses tables basses, ses fauteuils façon transat, ses pièces vitrées où organiser ses propres réunions, sa connexion internet et un café bio où de temps à autres ont lieu des concerts, accéder au 6ème étage s'avère très profitable pour qui souhaite travailler au calme et dans les meilleures conditions possibles.

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Non loin de là, il faut se rendre au Supanniga Eating Room ouvert très récemment, un restaurant sur deux niveaux voué corps et âme (celle de la grand-mère du propriétaire, Khun Yai) à la cuisine de la province de Trat.

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Fréquenté en majorité par des cadres, des vedettes, la jeunesse dorée et une flopée de housewives japonaises désœuvrées qui noient leur ennui dans un verre de rouge, le tout sur fond de jazz et de bossa nova, l'endroit affiche un joli succès, plus que mérité au regard de sa cuisine plutôt exceptionnelle, simple, familiale mais ne manquant pas de finesse.

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Le plat signature - le Kaeng moo chamuang, autrement dit le ragoût de porc - s'il a l'air très appétissant, ne me tente pas vraiment par cette chaleur. J'opte plutôt pour le crabe farci au porc qui s'avère un excellent choix parce que bien croustillant à l’extérieur et moelleux dedans, assaisonné avec du poivre blanc, cuit à la vapeur dans un premier temps puis frit.

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A suivre, le maquereau braisé, mariné 24 heures dans une sauce aux herbes thaï qui sont mille parfums éclatant en bouche, sans compter ce choux fondant qui a bu tout son comptant de sauce. En accompagnement, une salade de sardines garnie de feuilles de Cha plu, très utilisée dans la cuisine sur la côte est, d'oignons, de piments...

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C'est monstrueusement bon. Autant dire que ce restaurant est la bonne pioche du moment et qu'il faut s'y précipiter sans délai.

 

Thaïland Creative and Design Center et bibliothèque

Sur Sukhumvit, au 6ème étage de l'Emporium, juste à la sortie de la station BTS:Phrom Phong. Idem pour le parc de Benjasiri.

 

Supanniga Eating Room

160/11 Soi Sukhumvit 55

www.facebook.com/suppanigaeatingroom

Station BTS: Thong Lor. Prendre à la sortie Sukhumvit 55. C'est 1 km plus au nord, du côté gauche de la chaussée.

 

Par Foodinandout - Publié dans : Thaïlande
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Mardi 8 janvier 2013 2 08 /01 /Jan /2013 02:00

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La superstition est la grande affaire de la Thaïlande et des thaïlandais. Pas un habitant qui n'ait sa divinité favorite qui veille sur lui. Pas un coin de rue sans sa maison aux esprits, son arbre ceinturé de tissus multicolores favorisant la chance, ses fantômes en errance perpétuelle.

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Les amulettes dont certaines se vendent à prix d'or n'en finissent plus de se glisser entre la chemise et la peau, les figurines en plastique de s'inviter jusque dans les lieux les plus incongrus et les vendeurs de loterie avec leurs billets par milliers abondent chaque jour un peu plus dans les rues de la capitale. Interdite mais tolérée, la loterie dite souterraine, en opposition à la loterie officielle d'état à la faveur des thaïlandais puisque ses chances de décrocher le gros lot sont de 100 contre 1.Bien qu'elle se révèle plus richement dotée, remporter la cagnotte de la loterie officielle relève de l’exploit (une chance sur un million).

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Vu que la loterie tient est part essentielle dans la vie des thaïlandais jusqu'à représenter le deuxième gros sujet de préoccupation après la gastronomie et que tous les moyens sont bons pour mettre la chance de son côté, on ne s'épargnera pas une bonne action censée cumuler du mérite et accessoirement favoriser la chance, ni une visite chez une diseuse de bonne aventure, un expert en numérologie ou bien plus dérangeant pour nos esprits occidentaux mais très naturel pour un thaïlandais, on prendra soin d'acheter une plaque minéralogique d'une voiture impliquée dans un accident (plus il y a de morts plus les chiffres vous seront favorables) ou bien de se payer d'une visite à l'arbre des 1000 cadavres, trônant au milieu de la très passante et mortelle Ratchadaphisek road et qui accueille l'esprit bien mal en point des accidentés de la route.

C.JPGRelativement loin du centre, dans ce qui pourrait presque s'apparenter à la campagne, posé au bord d'un canal tranquille, bordé de vieilles maisons en bois à l'assise incertaine et voisin du Wat Mahabut, le temple consacré à l'un des fantômes les plus populaires de Thaïlande - Mae Nak - peut accessoirement jouer en votre faveur et donner un coup de pouce aux chiffres. Tout le monde vous le dira: l'esprit de cette femme morte au 19ème siècle en donnant naissance à son enfant loin de son mari alors médecin de campagne parti au front, ne manque jamais de donner de ses nouvelles dans ce temple saturé d'offrandes.

-H-.JPG''Elle entend tout'', m'assure-t-on... Pas plus tard que le mois dernier, une femme venue se recueillir au temple et procéder à quelques offrandes aurait gagné le lendemain à la loterie une somme rondelette qui lui aurait permis de retourner en Isan où depuis elle s'est fait bâtir la maison de ses rêves. Vérité ou légende, on choisira toujours la légende.

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Ce n'est pas vraiment la porte à côté mais comme c'est l'occasion d'emprunter une nouvelle fois le fleuve bourbeux de la Cha Phraya, on est prêt à traverser toute la ville pour enfin goûter la cuisine de ce restaurant qui est plus une cantine améliorée, un temps consacré meilleur adresse de la capitale.

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Employés de bureaux, policiers, vieilles dames retraitées, jeunes branchés et touristes, tous viennent goûter à l'omelette au crabe, aux moules sautées aux herbes fraîches et aux crevettes sautées à l'ail mais lorsque son appétit n'est pas dévastateur on se contente aussi bien d'une bonne tranche de poisson frit recouvert d'une salade de papaye simplifiée transcendée par de la citronnelle émincée et accompagné d'une portion de riz en forme de cœur. Juste divin.

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Des lieux de vie, d'échange, de déambulation, de prière, voir de de méditation, voilà ce que sont les hôpitaux de Bangkok et pourquoi je les fréquente autant, chaque fois à la découverte d'une nouvelle surprise, souvent singulière, toujours inattendue, quelques fois dérangeante comme ce musée médico-légal caché au troisième étage de l’hôpital Siriraj, de l'autre côté du fleuve, véritable musée des horreurs avec ses bocaux renfermant des organes et des fœtus humain (à deux têtes), des squelettes, des fragments osseux, toute la panoplie de malformations, de difformités et autres monstruosités physiques.

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Pas plus gai, au deuxième étage, la morgue avec ses cellules réfrigérantes, ses bacs de lavage rincés sous mes yeux à l'eau claire mais aussi la salle de dissection dans laquelle on peut discrètement se faufiler et voir des étudiants à l’œuvre, penchés sur un dos.

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Dans la salle de cours juste en face, une poignée de macchabées restent en souffrance, qui semblent supporter la chaleur.

 

Mae Nak Phra Khanong

A côté du Klong Phra Khnong, sation BTS: On Nut

Sur Sukhumvit Rd remonter vers le nord la soi 77 jusqu'à la soi 17.

 

Krua Apsorn

Th Din So (Democracy monument)

Banglamphu

 

Musée médico légal de Songkran Niyosane

Forensic Pathology building, Siraj Hospital

Th Phrannok (Thonburi)

 

Par Foodinandout - Publié dans : Thaïlande
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Dimanche 6 janvier 2013 7 06 /01 /Jan /2013 18:51

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J'emprunte relativement peu ces gros suppositoires flottant qui labourent l'eau saumâtre et puante des canaux de Bangkok (les khlongs et là s'arrête la comparaison avec Venise) dans un boucan d'enfer et une odeur de gazole qui finit toujours par me monter à la tête. Déchets par milliers, animaux en décomposition, fragments de cadavres humains s'échouant aux pieds de quelque entrepôt à l'état de ruine; à côté de la Chao Praya et de ses innombrables cours d'eau, la Seine avec ses fonds mystérieux fait figure de gentil fleuve sans histoire. La Chao Praya est capricieuse et on la sait aussi colérique, elle agace avec ses crues dantesques qui brandissent chaque fois la menace de l'inondation globale elle pue, elle nous répugne presque avec sa consistance de soupe épaisse malodorante mais en réalité on n'en attend pas moins d'elle et c'est bien comme ça qu'on l'aime, fière, impétueuse, intenable et flamboyante. Il n'est pas dit de sitôt qu'elle troquera ses coups de sang contre une âme de bonne sœur.

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Pour rejoindre le restaurant Krua Apsorn depuis Siam via justement un khlong, précisément celui le Saen Saeb depuis l'embarcadère de Tha Pratunam, l'idée est loin d'être saugrenue sauf lorsqu'on est dimanche et que la maison savoure son repos dominicale. Pour preuve le rideau baissé, la porte ouverte mais la lumière éteinte, des matelas fins comme étalés sur le carrelage blanc. Oui, c'est ouvert demain, on reviendra, c'est promis.

B3

Le canal c'est beau, surtout en zone périphérique ou l'on se sent un peu à l'écart du monde, presque à la campagne mais ça fait tout de même une trotte pour rejoindre à pied le Victory Monument derrière lequel s'abrite le restaurant. D'avoir tant marché après le trajet dans frêle embarcation creuse tout de même l'appétit. Une petite faim mais pas brutale, dans les tons pastels. Le décalage horaire dans ses œuvres. Au moment opportun, vite aviser une gargote fréquentable, montrer du doigt (ce qui n'est pas bien) ces raviolis fourrés luisant de graisse réclamés ''sans soupe'' qui scellent chaque fois mes retrouvailles avec Bangkok (moi qui étais déterminé à mettre un terme à ce petit rituel) et que je déguste d'habitude près de la station BTS Sala Daeng. Aviser un tabouret en plastique, poser ses coudes sur une petite table tremblotante, siffler d'une traite dans un gobelet de fer blanc au moyen d'une paille très courte l'eau glacée cernée de glaçons, se saisir des baguettes et se lancer dans l'arène.

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Le quartier de Banglamphu ne manque pas de charme, surtout après un repas qui ne pèse pas sur l'estomac et encore moins sur les jambes. C'est à proximité du Victory Monument, des ruelles comme sorties d'un autre temps, ou le passé remonte sans cesse à la surface.

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Un vieil homme obstiné, un jeune homme bien content d'avoir remis sur pied son tuk tuk qu'il me certifie 100% thaïlandais, une belle jeune fille qui loge en bordure du canal avec sa famille dans une veille maison en teck croulante, humide et sombre telle les maisons japonaises d'autrefois dont Tanizaki fit tant l'éloge dans son fameux essai ''Éloge de l'ombre''.

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Un concentré du monde. Le notre, en plus palpitant.

 

Par Foodinandout - Publié dans : Thaïlande
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Jeudi 13 décembre 2012 4 13 /12 /Déc /2012 17:35

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Loin d'être découragé après le loupé mémorable d'Amber et de son hamburger patraque, Thomas a été bien inspiré ces jours-ci de me recommander Quartino, une énième planque pour amateurs de pizza à la coupe comme on en trouve au kilomètre à Rome.

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Il a raison: à la différence notable de 40/60 ou Al Taglio, Quartino a des délicatesses de jeune fille avec le porte monnaie. Exemple: le menu Quartino qui fait bougrement l'affaire avec ses deux parts de pizza au choix, sa boisson et son dessert pour seulement 11 €. On appelle ça un bon plan même si hors menu l'addition peut s'avérer un poile salée (12 € pour mes pancetta et mozza di buffala).

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Deuxième point sur lequel je suis amplement d'accord avec lui: le rapport garniture/pâte, équilibré au possible. Une pâte à la fois légère et croustillante avec juste ce qu'il faut d'épaisseur pour ne pas écraser le produit mais le prendre par la main et le servir plutôt que le marginaliser. Des garnitures de bonne facture qui ne font pas de la figuration mais abondantes et plutôt bien gaulées comme cette panceta délicieusement poivrée, cette mozza di buffala qui prend ses aises et affole mes papilles.

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On se régale et c'est la faute à Gianni, pizzaïolo rapporté d'Italie où au passage il a arraché un prix dont la coupe encombrante et laide comme il se doit trône en bonne place à proximité de mini cuisine-labo d'où sortent chaudes et rutilantes ses créations qui ont déjà conquises le quartier.

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Enfin, on tombe d'accord que si la déco manque d’originalité (dans le genre, Slize conserve une longueur d'avance sur tous ses concurrents), on aime bien ses tables hautes, idéales pour manger sur le pouce et l'ambiance bon enfant qui règne dans la minuscule salle. Bref, Quartino a tout pour faire des heureux.

 

Quartino

19 rue Rambuteau

75004 Paris

www.quartino.fr

 

Par Foodinandout - Publié dans : Cuisine Italienne
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