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Douceurs

Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 10:09

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On ne voit que ça, du rose. Ou que notre regard se pose, c’est du rose et encore du rose. On dirait un bonbon géant, un malabar maousse, un rêve de petite fille. Au point qu’on se verrait bien croquer notre assiette. Et ne parlons pas de la table. «C’est à la faveur de ses voyages et de ses flâneries que Chloé a rapporté ces objets très mignons, très kawai dont chacun s’inscrit dans la thématique des fifties», nous confie Marilyn (sa maman était fan de).

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«L’aventure de Chloé, alors graphiste et photographe a commencé dans la cuisine de sa maman et s’est poursuivie sur son blog ou elle mit en vente ses créations, ses cupcakes comme ses gâteaux qui ont très vite rencontré un beau succès. Dans la foulée, Chloé a monté cette adresse, mi salon de thé, mi restaurant puisqu‘on y propose également des bagels et des salades. Le plus drôle dans tout ça, c’est que Chloé est diabétique», conclue-t-elle avec un joli sourire.

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Victime de son succès, la fameuse Chloé est sollicitée de toutes parts et la voici animatrice sur Cuisine TV, auteure d’un livre à paraitre, animatrice en pleine compétition à Cannes du menu Electrolux, sans parler de ces cours et de toutes ces commandes de gâteaux qui remplissent bien ses journées en plus d‘affoler les papilles des vedettes du petit et du grand écran.

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On partagerait plutôt leur emballement. Bios et sans conservateurs, une gamme sans sucre au sirop d’agave pour les diabétiques une autre sans gluten, les cupcakes comme celui au chocolat noir (idéal couplé à un limonono - citronnade et fleur d’oranger- sont plutôt bien balancés. On y retrouve un peu de cette énergie et de la gentillesse de ces charmantes jeunes femmes, Marylin et Florane, qui participent de faire de Chloé.S un enchantement.

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Chloé.S

40 rue Jean Baptiste Pigalle

75009 Paris

Tel: 01 48 78 12 65

Site: cakechloes.com

 

Par Foodinandout - Publié dans : Douceurs
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Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 12:38

((Shangri La 1))

On pénètre dans l’ancienne résidence du Prince Roland de Bonaparte restaurée après quatre années de travaux et chaque pas est une page tournée, un chapitre qui s’offre à nous, Huysmans et Barbey d’Aurevilly mêlés, les noces de la plume empoisonnée de Jean Lorrain et du pinceau halluciné de Gustave Moreau. C’est d’abord une enfilade de trois salons ou certains étalent au coin de la cheminée leur ennui sur de profonds canapés cirés quand d’autres couchent leur désenchantement sur des Chesterfield ventrus. Pierre Yves Rochon, le décorateur en chef, nous fait quitter les salons aux allures de club pour gentlemen pour le bar, plus chaleureux, qui balance entre boudoir et cabinet d’esthète.

(Shangri La 2)

On prend à gauche, on contourne l’escalier monumentale qui préfigure La Bauhinia, le restaurant franco-asiatique placé sous la responsabilité de Philippe Labbé et de son chef pâtissier François Perret, on croise le fantôme de Robert de Montesquiou, celui de Jean Lorrain, client sérieux de vice exigent entouré comme à son habitude d’un nuage d’éther qui nous invite à tourner à droite pour pénétrer sous la splendide verrière en structure métallique des années 30 inspirée par Eiffel et son lustre Murano perché au dessus de La Bauhinia (du nom de la fleur ornant le drapeau de Hong Kong).

Shangri La

On lui trouve quelque chose du jardin d’hiver, du salon de dame du monde, un peu du bordel de luxe également (c’est dire qu’on aime) et c’est une succession de velours, de coussins, de guéridons, les noces de Directoire et d’Empire, une déclinaison de gris perle au vert céladon en passant par le rouge velours vif. Hormis des dessins sur soie d‘anciens manuscrits chinois, l’Asie est absente de ce décorum chargé à l’inspiration débridé. Les propriétaires Hong Kongais du Shangri La auront, à juste titre, choisi d’être fidèles à l’esprit des lieux et préféré ne pas chahuter ses fantômes.

(Shangri La 3)

Laissons les fantômes de côté et prenons plutôt le thé. Un jus de mangue fraiches (14 €) qui est à lui seul un concentré de l’Asie du sud-est, un cheesecake pomelo (12 €) à côté de la plaque (texture bien trop légère et insipide, la faute à cette mousse parasite qui s‘est trompée d‘adresse. La présence de pomelo, son acidité, n’empêche pas la pâtisserie de sombrer.

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Le cupcake framboise/litchi (10 €) lui est bien supérieur mais trop gentil, un peu figé dans ses textures, au final un moindre mal comparaison de la splendeur de l’hôtel et du plaisir de déambuler dans ses allées. On est alors mille fois consolé.

 

 

La Bauhinia

Shangri-La Hotel Paris

10 avenue D’Iéna

75016 Paris

Tel: 01 53 67 19 98

 

Par Foodinandout - Publié dans : Douceurs
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Mercredi 20 avril 2011 3 20 /04 /Avr /2011 16:31

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Ce n’est plus tout à fait le même quartier, pas encore l’ombre de lui-même mais cependant déjà un peu un autre. On y multiplie les visites, les voyages devrait-on dire, un peu le ventre noué de le voir ainsi disparaitre, démoli puis reconstruit, récuré, fardé au nom de la salubrité publique, de la sécurité et au profit des promoteurs avides de satisfaire les exigences des nouveaux arrivants, cette armée silencieuse qui joue des coudes et participe à «gentrifier» ce qu’il reste de quartiers vraiment populaires et vivants dans la capitale.

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Je vois peu à peu des boutiques de produits exotiques, celles minuscules dans lesquelles officient d’authentiques marabouts ainsi que des restaurants africains baisser le rideau avant de disparaitre hachés menus par les mâchoires des bulldozers.

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Une visite dans le bâtiment hideux quoique temporaire qui abrite l’Institut des Cultures d’Islam (les deux sites que comptera l‘Institut ouvriront en 2012) est un bon moyen de prendre le pouls du quartier de la Goutte d’Or en pleine mutation. A parcourir le bel accrochage de Martin Parr, on se demande si sa radiographie au départ métissée et colorée du quartier n’est pas plus inquiétante qu’elle n’en a l’air et si au fond il ne s’agit pas de l’instantané funeste, de la notice nécrologique d’un quartier promis très prochainement à disparaitre. La gargote ivoirienne et son succulent capitaine au four accompagné d’un jus de gingembre qui brule la gorge, le petit bar antillais ou l’on avale des verres de mauvais rhum, la ferme a côté de la mosquée ou l’on se fournit en volailles vivantes, la boutique Connivences haut lieu des «sapeurs», vivent-ils également leurs dernières heures?

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Autant de questions auxquelles on réfléchira dans la cour ou au premier étage de l’Institut autour d’un thé à la menthe ou bien d’une boisson à l’hibiscus pour peu que la personne responsable du salon n’ait pas pris la clef des champs.

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Dans ce cas, on n’aura rien perdu au change en allant boire le thé au comptoir du Café Royal, l’un des thé à la menthe parmi le meilleur et le moins cher du quartier qui est aussi l’avant poste de l’Algérie ou glaner quelques mots d’arabes et faire provision de sourires, de sympathie.

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Institut des Cultures d'Islam

19-23 rue Léon

75018 Paris

Site www.institut-cultures-islam.org

Exposition martin Parr "The Goutte d'Or" jusqu'au 2 juillet

 

Par Foodinandout - Publié dans : Douceurs
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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 09:04

Maison de thé 1

Designer, japonaise d’adoption, d’âme comme de cœur, sensible au caractère impermanent des choses, animée par un sentiment très fort de l’éphémère, sensible au sabi, soit la sensation aigue du temps qui passe, ainsi qu’au wabi, l’attachement au raffinement dans ce qu’il a de plus simple et épuré, Charlotte Perriand avait pas moins de 90 ans lorsqu’elle conçut à Paris en 1993, dans le cadre du Festival Culturel du Japon à l’Unesco, une maison de thé dont le Bon Marché présente aujourd’hui au cœur d’une forêt de bambous située sous la verrière du deuxième étage, une réplique d’après les plans originaux.

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Autour de la structure qui invite au recueillement comme à la méditation, une poignée de tables et de chaises «Ombra Tokyo» dessinées par l’artiste compose le salon de thé placé sous la responsabilité du groupe Issé et de son restaurant emblématique Bizan.

Maison de thé 3

Au son du shakuhachi, cette flûte de bambou dont les sonorités sont étroitement liées à la nature, et aux pieds même de cette structure si légère qu’elle semble en lévitation, nous pouvons ainsi choisir parmi deux menus proposés par le chef Adachi Masahiro ou bien simplement prendre place à une table, par exemple pour siroter un thé vert au sarrasin (soba ryokucha) accompagné pourquoi pas d’un manju, l’une de ces pâtisseries traditionnelles dont je suis très friand (aujourd‘hui, une fraise enrobée d‘une pâte de haricots rouge elle-même recouverte de riz gluant), et de deux sablés au sésame.

Maison de thé 4

Naturellement éphémère, la maison de thé qui propose le samedi des initiations à la cérémonie du thé, s’envolera pour de nouveaux cieux le 11 juin. «En attendant, dégustons une tasse de thé. La lumière de l’après-midi éclaire les bambous, les fontaines babillent délicieusement, le soupir des pins murmure dans notre bouilloire. Rêvons de l’éphémère et laissons-nous errer dans la folie des choses.» Okakura Kazuko

Maison de thé 5

 

  

 

La maison de thé de Charlotte Perriand

Le Bon Marché

24 rue de Sèvres

75007 Paris

Jusqu’au 11 mai

 

Par Foodinandout - Publié dans : Douceurs
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Mercredi 22 décembre 2010 3 22 /12 /Déc /2010 17:31

La Jacobine 1

Ce jour là, je fus le premier surpris à pousser la porte de la Jacobine dont les crêpes, les salades et autres plats plus consistants aperçus depuis l’extérieur, n’ont jamais piqué ma curiosité et pour lesquels j’ai au contraire toujours entretenu une certaine défiance voir un profond rejet à leur égard. Allez savoir pourquoi après m’être comme de coutume attendri devant les dizaines de bonsaï exposés dans la boutique adjacente, mon regard s’est arrêté sur le florilège de pâtisseries judicieusement placé aux avant poste de ce salon de thé mystérieusement excité par la période post révolutionnaire au point de couvrir ses murs de peintures chaudes et colorées retraçant certains épisodes du directoire.

Si révolution il y avait, c’était bien ma personne poussant la porte de ce repaire à touristes, universitaires et forcenés du brunch, pour y faire causette avec une pâtisserie qui m’avait tapé dans l’œil, sinon harponné depuis que j‘avais eu la faiblesse de faire halte devant la vitrine.

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Des punitions, j’en connaitrai des pires dans mon existence que de voir arracher à un plat encore non entamé, une belle portion de crumble poire, bananes et chocolat (8,50€ tout de même), déposée dans une petite assiette avant d‘être passée au four, la chaleur ayant ce double avantage de réveiller des arômes et de faire fondre une deuxième fois le chocolat qui se faufile entre les morceaux de fruits également fondus et la pâte émiettée toute heureuse de ces noces diaboliques et caloriques.

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Dans son assiette, le crumble n’est pas à son avantage, un peu avachi, pas vraiment discipliné et c’est égal car en bouche il percute et sème le bonheur ou qu’il se promène dans le palais. La portion est généreuse et c’est heureux que j’ai dans la poche de ma veste un recueil de nouvelles de Catulle Mendès pour m’accompagner dans cette dégustation que j’étire jusqu’à la dernière miette.

 

 

La Jacobine

Cour du Commerce Saint André

75006 Paris

Tel: 01 46 34 15 95

 

Par Foodinandout - Publié dans : Douceurs
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