Partager l'article ! Braisenville, une bonne braise: Des choses qui arrivent, comme d'avoir invariablement salle comble en soirée et une clientèle cl ...
Des choses qui arrivent, comme d'avoir invariablement salle comble en soirée et une clientèle clairsemée à midi, voir tragiquement absente à l'image de ce mardi où je déjeune absolument seul sous le regard bienveillant d'une équipe fichtrement sympathique et fatalement aux petits soins. Un paradoxe qui s’explique en partie par l'emplacement de Braisenville, un chouïa en retrait du bouillonnant ''south Pigalle'', pas si proche que cela des bureaux, quand en soirée on se précipite des quatre coins de la capitales et de plus loin encore pour déguster entre copains dans une bonne ambiance une sélection de raciones, une galaxie de petits plats qu'on ne manque pas de partager (ceviche de Féra du Léman, quasi de veau de lait, asperges du Poitou, pata negra, cru-cuit de maquereau, oursin, foie gras poêlé...), la petite pêche des côtes basques, les grillades saisies dans un four à braise, le tout confortablement installé sur une banquette ou au comptoir dans un cadre brique/rouge orangé ambiance montée d'acide.
Ce midi je suis le seul client et l'expression comme quoi les absents ont toujours tort se vérifie une fois de plus. Avec un choix de trois entrées, trois plats et trois desserts, la formule déjeuner à 16 ou 19 € est forcément une excellente affaire d'autant que ce jour là le chef n'a pas enfilé des moufles. Son velouté d'asperges du Poitou avec sa crème tartare qui apporte une note d'acidité me rentre droit dans le cœur. C'est une caresse, de la soie comestible qui glisse amoureusement en moi.
La bavette black angus tient toutes ses promesses et mieux encore. Braisée, racée, toute en poigne et caractère, coiffée d'une tombée d'échalotes, elle a pour pour meilleures amies une endive fondante, tout juste caramélisée et un bonheur de champignons hachés menus (shiitake, il me semble) confiés à un ballotin de pâte feuilletée. Un pur délice.
Seule fausse note, le dessert, avec son biscuit qui offre bien trop de résistance (on s'y casserait les dents). Pas bien grave au fond. La ganache au Valrhona 65% assure l'essentiel.
Braisenville
36 rue Condorcet
75009 Paris
09 50 91 21 74
Le Pré Verre (Cuisine et vins d'auteurs), 8 rue Thénard, Paris 5è
Asian Wok (cuisine Thai avec un zeste de fusion), 63 rue Oberkampf, Paris 11è
El Mansour (Le couscous Marocain de la capitale sinon de l'héxagone), 7 rue de la Trémoille, Paris 8è
Croccante (Spécialités siciliennes, cuisine régionale à couper le souffle), 138 rue Vaugirad, Paris 15è