28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 13:00

Mir 1

On a laissé derrière nous Tangala et ses plages désertes, forcément paradisiaques. On retrouve l'océan indien avec juste un peu plus de vacanciers sur les plages qui se comptent en réalité par dizaines. Aussi, le sable blond, on a le sentiment comme à Tangala de l'avoir pour soi seul et la mer en prime, chaude et généreuse avec ses gros rouleaux qui vous tombent dessus et s'amusent à vous retourner dans tous les sens.

Mir 8

Outre l'océan, Marissa compte bien deux trésors supplémentaires dont le premier reste désespérément boudé par les voyageurs, ce qui en soit est plutôt une bonne chose. Il s'agit de sa campagne luxuriante ou chaque matin il fait bon de se promener à travers les rizières et les jardins potagers. Au hasard des chemins champêtres, après avoir enjambé un petit pont en bois, on débouche par exemple sur un hameau qui sent très fort le café et dont c'est en réalité des centaines de kilos de riz en train d'être chauffés afin de les débarrasser de leur cosse.

Mir 2

Il y a bien une colline. On la grimpe et s'offre à nous un époustouflant panorama de vert et de bleu. Et c'est précisément à ce moment que la faim se fait sentir.

Mir 4

Ça tombe bien, on a prévu d'aller déjeuner (et pour tout dire dîner chaque soir) à l'Amarasinghe Guest House - le second trésor - dont il suffit d'imaginer une poignée de cottages répartis dans un jardin qui semble une oasis au milieu de la forêt. Aux alentours, les potagers et les herbiers sont à la fête, qui fournissent une bonne partie de cette cuisine sans surprise strictement biologique. Et puis on aime bien cette table dressée à l’extérieur, noyée d'instruments de cuisines, de pots à épices.

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C'est qu'ici la cuisine s’élabore au naturel, à l'air pur, en direct et sans filets. On peut s'approcher, suivre la préparation des plats, respirer les bonnes odeurs à pleins poumons - on est un peu ici comme chez nous. 

Une fois, c'est le rice and curry au poisson qui nous enchante.

Mir 6

Dans un premier temps on fait frire l'ail et le gingembre avec l'huile de noix de coco, puis on ajoute les légumes (oignons, tomates...), la poudre de curry jaune, le sel, les poivres, le sucre, les piments rouges séchés et hachés, la citronnelle, les feuilles de curry, de moutarde, de pandanus prélevées comme le reste dans le jardin. Vient le poisson, en filet ou en pavé, auquel on fait une petite place dans la casserole avant de lui adjoindre une bonne louche de lait de coco. On continue de faire cuire à feu vif (oublier les pincettes), on laisse reposer cinq minutes et on sert. Là, il faut imaginer les odeurs qui montent à nos narines et qui resteront à jamais gravées dans notre mémoire sensorielle...

Mir 7

La fois d'après, on succombe au rice and curry à l'ananas, parfumé à la cardamone qui transcende ce délice mi salé-mi sucré. On pourrait bien tous les goûter, ces rice and curry (projet qu'on met en réalité à exécution) qui racontent chacun une histoire et nous font chavirer avec leurs épices et leurs herbes qui éclatent à l'intérieur de nous comme des bulles de champagne.

 

 

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Published by Foodinandout - dans Sri Lanka
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commentaires

Claude 28/01/2012

Je suis impatient d'y retourner ...
Un pur régal.

claude 31/01/2012

Une balade le matin, un rice & curry tout frais pour le déjeuner puis un peu de Bodyboard ou l'inverse, Mirissa c'est une gentille halte.

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