Quantcast

Cuisine Française

Samedi 4 mai 2013 6 04 /05 /Mai /2013 11:14

(Po 1)

La Pointe du Groin. Fallait oser. Un monument, ce nom. Et puis qui met en appétit. Tout nouveau tout beau. Âgé à peine d'une semaine. Un beau bébé. Le troisième d'une fratrie à deux jets de petit pot de Chez Michel et Casimir, tous trois en enfilade sur le trottoir, façon Dalton. Manquait en effet un lieu où se poser à la sauvette et grignoter à la bonne franquette, à mille lieues des bonnes habitudes (ici on commande et on emporte au comptoir, on va chercher soi-même sa carafe qu'on fait glouglouter à une petite fontaine).

Po 4

 Passé midi c'est la ruée des employés du quartier, rongeant leur frein devant l'immense comptoir en zinc, se déployant sous la verrière ou s'attablant à la grande table d'hôte. Treize heures moins dix minutes ça frise l'émeute. Il y a de quoi. Visez plutôt cette formule sandwich à 6 € incluant un dessert (kouign amann, tarte aux poires, clafoutis aux pommes dantesque, fraises à la crème crue de la ferme Saint-Goudas, far breton, petit pot au chocolat, yaourt au lait cru Bordier, négociés hors menu à 2 € pièce, oui, vous lisez bien ).

Po 7Soit par exemple une ficelle maison garnie de coucou de Rennes, un poulet breton tout ce qu'il y a de plus sain, taillé dans la bestiole à peine sortie du four; de la roquette, des petits cornichons, un trait d'huile de noisette. Le résultat est monstrueux, dans le sens le plus noble et le plus enthousiasment du terme.

Po 5

On embrasserait presque Thierry Breton sur les deux joues. On a aussi le bara bihan (un petit pain rond doré aux graines), saumon fumé maison, crème crue, roquette, sorte de bagel up graded qui fait l'effet d'une grosse baffe en pleine poire.

Po 6

C'est l'ambiance qui veut ça, on se laisse vivre: magnum servis au verre (dès 2 €), petite sélection de hors d’œuvres (4 €) - artichaut breton, œuf mayo relevé au piment d'Espelette et accompagné d'une mayonnaise servie à même une grosse cuillère (2 € !), mais encore les patates tièdes de l'île de Ré/saumon fumé et les formidables asperges vertes/copeaux de parmesan.

Po 2(Po 3)Motte de beurre de rigueur à la fraîche sur le comptoir. On oublie jusqu'à la morosité ambiante.

 

La Pointe du Grouin

8 rue de Belzunce

75010 Paris

Renseignements: téléphoner chez Casimir: 01 48 78 28 80

 

Par Foodinandout - Publié dans : Cuisine Française
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 1 mai 2013 3 01 /05 /Mai /2013 11:03

(Cha 1)

Le bonhomme est sympathique, sa cuisine gagne à l'être. Cela se passe dans cette arrière salle séparée du bar en marqueterie par une demi cloison en bois qui est un échantillon de ce que le 20ème siècle balbutiant avait de meilleur à offrir en matière d'arts décoratifs (verres gravés, marbres, boiseries, carrelage d'époque). Sans surprise à chacune de mes visites dans l'un des fiefs bistrotiers de Cyril Lignac, je ne ressens ni chavirement ni déception, rien qu'une indifférence las, du plaisir mais mis en sourdine, un potentiel mais comme engoncé dans un vêtement trop étroit.

Cha 2

Le menu déjeuner à 27 € n'a rien d'odieux mais il faudrait autre chose que ces ridicules mini asperges blanches comme sorties d'un bocal de grande surface ou cette mâche barbouillée d'une vinaigrette décapante montant la garde devant un œuf mollet frit certes très réussi (cuisson excellente, panure croustillante, texture tout sauf grasse) pour m'envoyer au 7ème ciel.

((Cha 3))

Même constat avec le cabillaud cuit en nage nacré à merveille, retranché derrière une inévitable et déjà has been émulsion, arrosé de lait de coco même pas pimenté ni relevé d'épices qui endort les petits légumes de saison (épinards, effiloché d'asperges, radis) quand on aimerait qu'un peu de fougue, d'audace et plus de mordant, électrise ce plat bien trop sage. Autant dire que le petit frisson de se faire désespérément attendre.

Cha 4

Le point de bascule, la révélation arrive quand on ne l'attendait plus, dans la dernière ligne droite du repas avec cette part de tarte au citron et sa crème meringuée légèrement acidulée, très onctueuse, au goût très intense (le jus de citron aurait préalablement été épaissi) et sa pâte qui emporte tout sur son passage, croquante, renversante. C'est un peu tard. On aurait souhaité être ému, rencontrer cette grâce plus en amont dans le repas, inégal et sans génie.

 

Le Chardenoux

1 rue Jules Vallès

75011 Paris

01 43 71 49 52

www.restaurantlechardenoux.com

 

Par Foodinandout - Publié dans : Cuisine Française
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 27 avril 2013 6 27 /04 /Avr /2013 08:35

(P 1)

Et de trois. Après le Bistrot Paul Bert et l'Ecailler du Bistrot tous deux logés un peu plus haut sur le même trottoir, autant dire à la même enseigne, Bertrand Auboyneau récidive et s'offre une troisième adresse devinez où... Exactement ! Rue Paul Bert, au 6. Autant dire que ça vire à l'obsession. Et c'est tant mieux car nous voilà gâtés d'une troisième excellente adresse dans cette rue Paul Bert qui est à la gastronomie ce qu'est l'avenue Montaigne à la mode. Autant dire qu'on se réjouit de retrouver le meilleur de cette cuisine bistrotière et créative à prix défiant toute concurrence (18 € le menu complet) dans cette salle toute en longueur qui débouche sur une cuisine ouverte organisée autour du talentueux et ultra sympathique Louis Philippe Riel qui à l'instant vient juste d'envoyer l'assiette de poireaux crayon fumé , œuf mollet, caviar d'aubergine et mousse de pomme de terre - imparable.

P 2)

Un menu-carte maigrelet qui fait mouche, des plats d'une grande fraîcheur autant gustative que visuelle (ce foie de veau d'anthologie, épais, fondant, bien saisi à l’extérieur, rosé à l'intérieur, couvé par ce quatuor betteraves rôties dont la spectaculaire variété chioggia), accordant une place de choix au végétal et qui changent non seulement tous les jours mais également midi et soir.

P 3

Mais encore des desserts peut-être pas comparables à de grands incendies mais au taquet (pommes patte de loup, glace panais, émulsion de vieux chèvre) une carte de vins nature béton, du bon pain Poujauran (mention spéciale au pain de campagne au piment d'Espelette) celui là même qu'on claque dans un de ces sandwichs à emporter aux noms rigolos comme cet auto-assumé ''Bobo'' (jambon de pays, beurre, cornichons 6 € ), sans parler du comptoir épicerie avec jambon Beltotta, charcuterie basque, sardines Tricana, fromage de tête, beurres Bordier...

P 4

C'est le paradis à portée fourchette et de presque toutes les bourses.

 

Le 6 Paul Bert

6 Paul Bert (pour ceux qui n'auraient pas suivi...)

75011 Paris

01 43 79 14 32

 

Par Foodinandout - Publié dans : Cuisine Française
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 24 avril 2013 3 24 /04 /Avr /2013 07:00

--Bou-1--.JPG

Une boucherie et son petit restaurant 100% viandard, dans le même espace, entre les mêmes quatre murs. Tellement rare et inespéré à Paris qu'on crierait presque au génie tout en croisant les doigts pour que le concept fasse des émules.

-Bou-2-.JPG

Et comme c'est quelque fois la barbe de déballer chez soi sa pièce de barbaque, la culbuter dans la poêle bien chaude et la boulotter pépère dans la cuisine ou son salon avec le raouf de la marmaille en fond sonore; ici à la Boucherie les Provinces pilotée par Christophe Dru, lequel est tombé dans la barbaque dès sa naissance comme Obélix dans son chaudron de potion magique, c'est bien le diable si après avoir rempli son cabas on ne passe pas côté restaurant, chichement installé sur une peau de bête, les yeux écarquillés devant ce petit frigidaire où maturent depuis presque neuf semaines des côtes de bœuf à ce stade de vieillesse qu'ont s'attendrait presque à les voir soulever la targette, pousser la vitre et se faire la malle rue d'Aligre, en plein marché.

Bou-3.JPG

N'empêche, l'assiette de bavette ''grosse faim'' (17,50 €) - bien saisie en surface, entrailles tendres et fondantes, goût prononcé caractéristique d'une légère maturation qui chatouille agréablement les narines -, ses pomme de terre nouvelles sautées au four à l'ail et sa salade pimpante électrisée par un trait de vinaigre signé furax; vaut bien un coup d’œil et son coup de fourchette.

Bou-4.JPG

A noter, si d'aventure on préfère les bestioles à plumes, compter sur un droit de cuisson de 9 €. Charcuterie (fromage de tête, terrine maison) excellentes mais pas encore au niveau d'un Gilles Verot.

 

Boucherie les Provinces

20 rue d'Aligre

75012 Paris

01 43 49 91 84

 

Par Foodinandout - Publié dans : Cuisine Française
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 20 avril 2013 6 20 /04 /Avr /2013 08:35

(Rep 1)

Exit Réparate, monument de vérité de la cuisine nissarde et incontestablement son meilleur ambassadeur à Paris et longue vie à Réparate Bar, les même tauliers, ses petits farcis magiques, sa socca de dingue, sa salade niçoise aussi généreuse que renversante, dans les grandes lignes la même carte gorgée de soleil, transpirant l’authenticité et l'excellence mais dans un cadre plus étriqué, plus décontracté, quasi à la fraîche, façon sandwicherie toute de délicatesse, tables en bois blond et ardoise monumentale.

Rep-2.JPG

Monumental comme ce pan bagnat (8 €) garni comme il se doit de thon et de crudités plus fraîches que la fraîcheur elle-même, le tout tassé dans un pain rond mouillé juste comme il faut qu'on se partage avec la désormais célèbre formule niçoise pour deux (tapenade, poivron grillé, salade niçoise, pissaladière, farcis niçois, trucchia, 15 €) qui a fait la gloire, mettons la légende de l'adresse historique rue Saint Sabin.

Rep-4.JPG

Rien à redire sinon que l'adresse avec ses formules alléchantes comme il en pleuvait affole déjà les salary men et women du quartier est en état de grâce.

Rep-3.JPG

 

 

Réparate Bar

128 de Charenton

75012 Paris

01 40 19 15 68

 

Par Foodinandout - Publié dans : Cuisine Française
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Rechercher

Mes addresses

Le Pré Verre (Cuisine et vins d'auteurs), 8 rue Thénard, Paris 5è

Asian Wok (cuisine Thai avec un zeste de fusion), 63 rue Oberkampf, Paris 11è

El Mansour (Le couscous Marocain de la capitale sinon de l'héxagone), 7 rue de la Trémoille, Paris 8è
Croccante (Spécialités siciliennes, cuisine régionale à couper le souffle), 138 rue Vaugirad, Paris 15è 

Recommander

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés