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Douceurs

Vendredi 5 octobre 2012 5 05 /10 /Oct /2012 11:57

((Lomi 1))

Comme moi vous n'aimez pas le café. Comme moi vous ne détestez pas pour autant laisser charmer vos narines par les arômes robustes et envoûtant des grains fraîchement torréfiés, confortablement installé dans un fauteuil, face à un chocolat chaud Vénézual 77%, un scone et accessoirement un conte du napolitain Giambattista Basile.

Lomi-4.JPG

Très apprécié des professionnels qui s'approvisionnent en or noir chez ce torréfacteur artisanal, le Café Lomi gagne à être connu du grand publique qui peut désormais déguster ses blend, single estate et autres café rares issus de petites parcelles comme ce lot numéro7 Kayumbu cultivé au Rwanda récompensé par la Cup of Excellence, dans un belle salle façon loft aux murs en béton. D'ailleurs, pour s'y rendre il n'y a rien de plus simple. Un simple repère comme métro Marcadet ou Max Dormoy devrait suffire à débusquer l'adresse que l'on suivra au flair tant les arômes persistant embaument l'air du quartier.

Lomi 3

Aussi, bien heureux les voyageurs en tortillard partis de la gare du Nord qui emportent avec eux un peu de cette odeur tombée du pont...

Lomi 2

Objet de précision, d’excellence et de tous les soins, le café est préparé sur une machine de marque italienne, La Marzocco et bénéficie comme chez Coutume Café de plusieurs modes d’extraction comme le filtre, le piston ou le siphon. Last but not least, l'eau est purifiée par système de filtrage par membrane moins connu sous l’appellation un peu barbare de procédé d'osmose inverse et le Café Lomi dispense d'heureuses formations aux restaurateurs.

Lomi 5

 

Café Lomi

3 ter rue Marcadet

75018 Paris

Ouvert du mercredi au dimanche de 19h à 19 h

 

Par Foodinandout - Publié dans : Douceurs
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Lundi 3 septembre 2012 1 03 /09 /Sep /2012 13:30

(Co 1)

Comme sortie d'un rêve, cette nouvelle pâtisserie-salon de thé battant pavillon à quelques encablures du Bon Marché attire immanquablement l’œil du flâneur comme de l'homme pressé. On passerait devant en courant qu'on ne manquerait pas de s'arrêter net comme sous l'effet d'une impulsion, d'un coup de foudre pour en pousser la porte, d'abord pour le plaisir des yeux, par gourmandise ensuite.

Col 2

Pénétrer dans cet espace qui a vu le jour il y a tout juste une petite quinzaine, c'est immédiatement tomber en pâmoison devant les jeux sur la lumière (en priorité naturelle, dispensée par la rue grâce à une baie vitrée mais encore par la cour intérieure et la verrière qui arrose la seconde salle), la couleur (murs blancs, papier peint vintage, fauteuils chamarrés) et la transparence (laboratoire ouvert doublement exposé, à la fois sur la salle et la rue; créations disposées sur un présentoir communiquant directement avec l'atelier).

Col 4 

Le vrai moment de régal se produisant une fois qu'on a fait son choix parmi la poignée de classiques tendrement revisités et les souriantes créations qui font briller les pupilles et saliver, comme cette tartelette à la mousse de spéculoos, caramel et cacahuètes (5,50 sur place). Pâte exceptionnelle, mousse voluptueuse, caramel jubilatoire et dévastateur.

(Col 3)

 

Colorova

47 rue de l'Abbé-Grégoire

75006 Paris

01 45 44 67 56

 

Par Foodinandout - Publié dans : Douceurs
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Vendredi 22 juin 2012 5 22 /06 /Juin /2012 08:50

Pas 1Y'a pas photo: le comptoir recouvert d'azulejos de la Pastelaria Belém, demi sœur de la mythique maison mère lisboette dont elle ne partage que le nom, est aussi long et large que celui de la toute jeune Comme à Lisbonne est minuscule et étroit. Ceci étant dit, question pastel de nata la première ne vaut pas la seconde. Ni feuilletage ultra croustillant, ni flan encore chaud, fondant diaboliquement en bouche, d'où le sifflet coupé, l’œil humide, les jambes flageolantes à chacun de nos passages rue du Roi de Sicile. La faute en partie à cette vitrine réfrigérée, le coupable tout trouvé à l'intérieur duquel les tartelettes rongent leur frein, se dessèchent et perdent de leur flamboyance en bouche.

Pas 3

En revanche, pareil qu'à Lisbonne, les petits sourires, la drague, les supplications n'y changeront rien: question éclaircissement sur la recette originale et ses petits secrets vous pouvez toujours courir. Ce n'est pas qu'on ait prêté serment de ne rien divulguer comme à la fameuse Pastelaria Belém à Lisbonne mais c'est tout comme.

Pas 2

Un comptoir, donc, quelques tables, une petite carte salée (honnête pao com chouriço) et une sélection de pâtisseries comme l'almofada ou les bolos de Belém (beignets fourrés à la crème pâtissière), mais aussi le Café Delta, les jus de fruits Compal, le lait chocolaté Ucal, c'est quand même le Portugal mis en bouteille, du sachet de sucre au porte serviette avec (bonne surprise) des feuilles souples et non tranchantes comme des lames de rasoir. Compter 1,40 la pastel de nata et multiplier facilement par deux si on ne partage pas mon avis...

 

Pastelaria de Belém

47 rue Boursault

75017 Paris

01 45 22 38 95

 

Par Foodinandout - Publié dans : Douceurs
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Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 17:34

Comme 1

A ma grande honte, j'avoue que ma curiosité ne m'a jamais poussé à goûter l'un de ces célebrissime pastel de nata qui sont l'une des fiertés du Portugal. Ce n'est pas faute de les avoir croisé à chacun de mes voyages, à croire qu'ils me suivent à la trace, de Tokyo à Shanghai en passant par Bangkok, Taipei, Cuba, la Malaisie, les faubourgs de Manille ou bien entendu Macao et Goa, une prolifération qui s’explique en partie par une recette simple, des produits de base très accessibles et un coût client qui reste très bon marché. A vrai dire, cette tartelette au fond de pâte feuilletée pur beurre croustillant, garnie de flan à la crème d’œuf, saupoudrée ou non d'un voile de cannelle en poudre ou de sucre glace, m'aura toujours laissé indifférent, la trouvant sans charme, d'un intérêt très limité, au point qu'à Lisbonne j'ai carrément snobé les fameuses pasteis de Belem dont la recette est jalousement gardée et le laboratoire de fabrication au sous sol enfermé derrière un coffre fort blindé (on n'est jamais assez prudent).

A la faveur de l'ouverture plutôt récente d'un comptoir lisboète dans le Marais, l'occasion se présente enfin de me faire ma petite opinion sur cette gourmandise qui se déguste par exemple au comptoir, sur le pouce, accompagné d'un expresso portugais Delta. Et c'est vrai que cette tartelette (2 pièce) fait son petit effet. Encore chaude (la production est assurée en continu pour une fraîcheur ultime, un croustillant imparable), l'équilibre parfait de la pâte feuilletée, de la crème d’œufs et du sucre, régressive en diable, convoque instantanément le doux parfum de l'enfance (je comprends mieux son succès au Japon) et donne extrêmement de plaisir (sans parler qu'on s'amuse des miettes de pâte feuilletée disséminées aux quatre coins de notre bouche) et nous met même en joie. On n'en demandait pas moins.

Comme 2

Et comme la gourmandise n'a pas de limites, on ne manquera pas de rapporter quelques une poignée de pasteis joliment rangées une de ces jolies boites blanches estampillées d'hirondelles frondeuses après quoi on les passera au four préalablement chauffé à 200 degrés une petite minute à peine, histoire de leur redonner tout leur croustillant (sinon les conserver une journée maximum à température ambiante et surtout pas dans le frigo car trop humide).

Bon à savoir, Comme à Lisbonne dispose depuis peu d'une petite terrasse et quand à sa micro épicerie, elle envoie toujours le meilleur du Portugal avec ces huiles d'olive, ses boissons gazeuses Pedras, son Porto, ses sardines sauvages Tricana, ses cafés, son thé vert en provenance de l'unique plantation des Açores qui est également la seule plantation de thé en Europe, ses sels parfumés d'Algarve, ses dragées Arcadia...

 

Comme à Lisbonne

37 rue du Roi de Sicile

75004 Paris

www.commealisbonne.com

 

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Vendredi 9 septembre 2011 5 09 /09 /Sep /2011 16:01

(Palais 1)

Pour peu qu'on se penche sur un atlas, on réalise qu'à l'exception du libanais Noura, Paris ne compte aucune véritable pâtisserie orientale, étant donné que l'Orient (Syrie, Liban, Iran, Turquie...) n'est pas le Maghreb. Karim Khelifi et sa femme Anissa, le couple emblématique et inventif du Palais des Sultans, parle volontiers de «gâteaux maghrébins» plutôt que de «pâtisseries orientales», ce qui est peut-être moins aguicheur mais plus proche de la réalité et surtout plus juste.

Palais 3

Une fois ce malentendu rectifié, on est heureux de découvrir qu'en face des inespérés et très écolo jardins d'Eole (prairies fauchées à la main, récupération et stockage de feuilles pour en faire du compost, eaux de ruissellement rejetées dans le sous-sol et les zones plantées) et à proximité du centre d'art contemporain le Cent Quatre dont la superbe et rayonnante librairie le Merle Moqueur justifie à elle seule que l'on daigne accorder de l'intérêt à cet immense et glacial cercueil, a élu domicile la toute première pâtisserie spécialisée en gâteaux maghrébins (on y tient) de la capitale (c'était en 1990).

Palais 2

Parce qu'il refuse de jouer le jeu de la facilité en se faisant livrer des plateaux entiers de zelabias, dzriettes, et autres cornes de gazelle industrielles et sur-saturées en miel et en sucre, et qu'il s'applique à travailler, à régénérer les grands classiques de manière à les rendre moins caloriques, plus digestes et surtout autrement plus riches et complexes en saveurs ainsi qu'au niveau de la texture (j'en veux pour preuve ce makroud d'anthologie), tout en développant une gamme plus personnelle, ambitieuse et créative de pâtisseries tissant des passerelles entre le Maghreb et l'Europe et uniques dans leur genre; le Palais des Sultans s'est imposé comme la référence, à ce point que le couple est courtisé de toutes parts, les trois quart de son chiffre d'affaire étant réalisé grâce au secteur professionnel, hôtels de luxe, restaurants, salons de thé, ambassades, hammams ou bien grandes sociétés, si bien point qu'il devrait ouvrir à l'avenir et presque malgré eux une seconde adresse dans le 8ème, inch' allah.

Palais 4

On se presse donc des quatre coins de Paris pour emporter ou bien déguster sur place une ou plusieurs de ces pâtisseries traditionnelles légèrement corrigées mais surtout pour faire l'expérience et forcément se régaler parmi une vingtaine de ces créations à base de pâte d'amande atypiques, colorées et ravissante qui se déclinent en parfums et alliances les plus réjouissants et improbables tels tomate/piment, coquelicot/pavot, huile d'olive/romarin, pomme/aneth, violette (un clin d’œil à Toulouse ou Anissa a vu le jour), pamplemousse, banane, romarin, pistache etc... Si bien que chacun y trouve son compte, sinon son bonheur.

Palais 5

 

Le Palais des Sultans

38 rue d'Aubervilliers

75019 Paris

01 42 05 55 67

 

Par Foodinandout - Publié dans : Douceurs
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